La hausse fulgurante des prix immobiliers amène certains observateurs financiers à dire que nous sommes dans une bulle immobilière qui se terminera éventuellement par une baisse des prix.
M. Garth Turner , journaliste financier et ancien député, affirme dans son blogue The Greater Fool que le marché immobilier ne peut soutenir d'aussi fortes augmentations de valeur alors que les salaires n'augmentent pas.
Selon le rapport de Demographia qui mesure l'indice d'accessibilité à l'immobilier des grandes villes du monde, les villes de Vancouver et Victoria sont classées comme gravement inaccessibles. Toronto est classée sérieusement inaccessible et Montréal aussi car les immeubles y sont moins chers mais le revenu médian est plus bas.
Une des raisons de cette surchauffe du marché immobilier est la décision du gouvernement de maintenir le taux d'intérêt directeur à 0,25% entraînant les taux d'intérêts hypothécaires à un niveau comparable à ce qu'on a connu au début des années 1950.
Le ministre des Finances Jim Flaherty, plusieurs intervenants du milieu immobilier et surtout les acheteurs voient la hausse des prix actuels comme étant le résultat d'un marché dynamique et ne voient pas de raisons de s'inquiéter d'une baisse des prix.
Pour avoir une perspective internationale il est intéressant de lire l'article de The Wall Street Journal intitulé Housing Rebound in Canada Spurs Talk of a New Bubble .